Ambitieux, visionnaire, maudit, convoité, culte. Les qualificatifs ne manquent pas pour évoquer le mythe de Frank Herbet, dont la version de David Lynch en 1984, aussi kitsch que culte, avait laissé tout le monde sur sa faim, et dont la version d’Alejandro Jodorowsky n’avait jamais vu le jour. Aujourd’hui, j’ai vu Dune. Ou plutôt, c’est Dune qui voulait absolument que je le regarde. Et ça m’a géné…

Evacuons d’emblée une première chose : le film est sublime. Le cadrage est au poil. La photo est belle à en chialer. Les costumes témoignent d’un fabuleux travail en amont, tout comme les vaisseaux, les décors, l’architecture qui composent ensemble un tableau résolument splendide. Rien d’étonnant quand on connaît 1 : le perfectionnisme de Denis Villeneuve – 2 : son amour maladif pour l’univers de Dune. Ouais. Le film est un chef d’œuvre visuel, parfaitement aligné avec ses ambitions. Sauf que le film est terriblement creux…

C’est peut-être bien ce second point qui vient porter peine à l’ensemble : car le film passe son temps à étirer ses plans sur plus de temps que de raison, comme s’il voulait bomber le torse en mode « Hé t’as vu comme il est beau mon plan ? Et mon vaisseau ? tu l’as vu mon vaisseau ? Non mais regarde mieux et plus longtemps, t’as pas bien vu ! ». Chose à laquelle le canadien ne nous avait pas habitué jusqu’alors. Sauf dans Blade Runner 2049, peut-être… Pis, les ralentis sont légion, les personnages sont pas ultra fédérateurs, la musique est assommante…

Et en bonus : le film a démarré avec 30 min de retard, avec beaucoup de pub juste avant (franchement ils abusent d’en mettre autant quand tu payes déjà 15,50€ ta place !), et comme je l’ai vu en IMAX j’ai les tympans explosés.

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